L’agilité, la réponse à tout ? Spoiler : NON
14 octobre 2025 · 27 min
L’agilité, la réponse à tout ? Spoiler : NON
L’agilité est partout : offres d’emploi, startups, grandes entreprises. Thibault prend du recul, sans la critiquer pour le plaisir, pour distinguer ce qu’elle a réellement apporté de ce qui relève de l’étiquette commerciale.
Au programme
- L’origine : le manifeste agile de 2001 a entériné des pratiques déjà expérimentées, comme Scrum.
- Ses apports : adaptation continue, valeur livrée à court terme, meilleure collaboration entre parties prenantes, projet qui évolue avec les retours.
- Un exemple comparé : une application de coaching sportif, développée d’un bloc puis par petites versions.
- La critique : itératif, incrémental, planification progressive, écoute des utilisateurs, travail d’équipe et gestion des changements existaient déjà dans les approches traditionnelles.
- Le vocabulaire et le business : sprint, rétrospective, backlog, certifications, frameworks à l’échelle.
- Les dérives : « on est agile » utilisé pour ne pas planifier, ne pas documenter ni gérer les risques.
À retenir
Être agile n’est pas appliquer Scrum ou un framework, c’est une posture. Ce qui compte, c’est de choisir l’approche adaptée à votre projet, à votre équipe et à votre organisation, avec lucidité et pragmatisme.
Même en agilité, prenez le temps de cadrer le projet et de réfléchir à ce que vous allez faire et comment. Sinon, vous retombez dans des projets flous et mal cadrés.
Ressources citées
- Le manifeste agile (2001) : quatre valeurs et douze principes, que Thibault recommande de lire.
- Jeff Sutherland, Scrum: The Art of Doing Twice the Work in Half the Time, sur la genèse de Scrum.
- PRINCE2 et le PMBOK, cités comme cadres traditionnels qui intègrent déjà l’adaptation.