Pourquoi l’empirisme peut sauver votre projet du chaos
30 juin 2025 · 18 min
Pourquoi l’empirisme peut sauver votre projet du chaos
On parle d’empirisme surtout en agilité, mais l’idée dépasse Scrum. C’est une approche pragmatique : décider sur des faits mesurables plutôt que sur des plans théoriques. Elle fonde l’amélioration continue et peut servir dans n’importe quelle méthode de gestion de projet.
Au programme
- Définition de l’empirisme, selon le Larousse et selon le guide Scrum, et ses origines chez les médecins de l’Antiquité face au dogmatisme.
- Les trois piliers du guide Scrum : transparence, inspection, adaptation.
- Deux exemples : une estimation de charge qui dérape sur un module back-end, et une priorité de backlog remise en cause par des tests utilisateurs.
- Pratiquer au quotidien : adapter le plan, tenir des rétrospectives ou des bilans intermédiaires à chaque jalon, vérifier dans le contexte actuel les leçons des projets passés, appliquer le test and learn.
- Deux erreurs d’interprétation : confondre empirisme et improvisation, ou « on verra bien » et hypothèse mesurable.
À retenir
Le processus tient en trois gestes : poser une hypothèse, observer les résultats réels, ajuster. Ce qui limite l’empirisme, c’est la rigidité de l’organisation plutôt que la méthode, par exemple s’obstiner à suivre un plan pensé six mois plus tôt.
Même dans un projet séquentiel, ajoutez des boucles de retour et des jalons d’apprentissage. Demandez-vous ce qui a été mal estimé, ce qui a freiné l’avancement et ce qui a bien marché.
Ressources citées
- Le guide Scrum et ses trois piliers de l’empirisme.
- La définition de l’empirisme du dictionnaire Larousse.
- La technique des trois points pour estimer : optimiste, pessimiste, réaliste.