Anticiper, ou subir : le vrai choix du chef de projet
30 juin 2025 · 15 min
Anticiper, ou subir : le vrai choix du chef de projet
« C’est comme ça, c’est la vie » : cette philosophie fataliste se retrouve partout en gestion de projet. Elle condamne à subir ses projets, à agir dans l’urgence et à répéter les mêmes erreurs. L’alternative tient en un mot : anticiper.
Au programme
- Le fatalisme, entendu dans une discussion entre un chef de projet expérimenté et une chef de projet junior : anticiper serait du temps perdu.
- Ce qu’anticiper veut dire : poser des hypothèses de travail à vérifier vite, identifier ce qui peut mal se passer, préparer le changement, les moments clés et les communications.
- Ce que coûte l’absence d’anticipation : l’aéroport de Berlin, estimé à 1,7 milliard d’euros pour un coût final de 6,5 milliards, avec 9 ans de retard.
- Les freins culturels : culture du court terme, du « tout va bien se passer », méfiance envers ceux qui évoquent les risques, valorisation de l’action sur la réflexion.
- Le pré-mortem, en trois temps : projection, classement par probabilité, plans d’action.
À retenir
Anticiper et identifier les risques, c’est déjà agir. Vous passerez parfois du temps sur un problème qui ne se produira pas, mais vous en perdrez toujours davantage à subir les urgences. Plus vous avez de plans B, C et D prêts, moins la charge mentale pèse.
Pour le pré-mortem, réunissez les acteurs du projet au démarrage et imaginez qu’il a échoué dans six mois. L’équipe, pas le chef de projet, dit tout ce qui a pu mal tourner, sans filtre. Vous classez ensuite les risques, puis vous les notez dans un registre avec leurs plans d’action.
Ressources citées
- La méthode du pré-mortem.