La gestion de projet, ça ne sert à rien !

22 septembre 2025 · 25 min

La gestion de projet, ça ne sert à rien !

0:00 / 25:41 Télécharger

« La gestion de projet, ça ne sert à rien. » Vous avez sans doute déjà entendu cette phrase de la part d’un dirigeant ou d’un collègue. Cet épisode reprend les huit objections les plus fréquentes et montre comment y répondre calmement, avec des exemples concrets.

Au programme

  • « On peut faire sans » : un projet finit toujours par sortir, la vraie question est à quel prix.
  • « C’est de la paperasse » et « ça complexifie » : une gestion de projet bien faite, c’est 80 % d’humain et 20 % de méthode, avec un cadre simple et adapté à la maturité de l’organisation.
  • « C’est trop rigide » : les méthodes n’ont jamais interdit le changement, elles le contrôlent.
  • « Ça coûte trop cher » et « c’est pour les grosses entreprises » : le coût de l’improvisation, et pourquoi les petites structures ont une carte à jouer.
  • « On a l’expérience » : l’expérience est précieuse, mais elle n’est ni une méthode ni facilement réplicable.
  • « Ça fait perdre du temps » : une heure de cadrage peut éviter des jours de corrections.

À retenir

Ce n’est pas la gestion de projet qui est inutile, ce sont les projets menés à l’arrache et les méthodes appliquées mécaniquement. Face à une objection, ne dites pas à votre interlocuteur qu’il a tort. Reconnaissez ce qui est juste, puis mettez en place un cadre clair, simple et pragmatique.

Un process n’est pas figé : l’équipe doit pouvoir le challenger régulièrement, l’améliorer ou supprimer ce qui ne sert à rien.

Ressources citées

  • Le PMBOK, version 6 et ses 49 processus, cité comme exemple de cadre intimidant s’il est appliqué tel quel.
  • PRINCE2, qui demande d’adapter la méthode au contexte du projet et à l’organisation.